La section française de l’Association des journalistes européens manifeste son soutien à Nicolas Gros-Verheyde, directeur du site d’information sur la défense européenne Bruxelles2,  correspondant pour Sud-Ouest et vice-président de l’AJE France. Celui-ci a été pris à partie lors de la conférence de presse organisée le 13 juin par la nouvelle entité de la droite nationaliste emmenée par la Ligue de Matteo Salvini et le Rassemblement national de Marine Le Pen au Parlement européen, baptisée “Identité et démocratie” (ID) et présidée par l’Italien Marco Zanni.
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A plusieurs reprises, les interventions des députés européens ont été interrompues par les applaudissements de plusieurs de leurs collègues et assistants présents dans la salle et occupant des places en principe destinées aux journalistes. Nicolas Gros-Verheyde s’est levé pour déclarer qu’il s’agissait d’une “conférence de presse”, et pas “une salle de débat”. Après l’avoir notamment sommé à plusieurs reprises de donner son nom et lui lui avoir rappelé qu’il n’était pas huissier (donc responsable du maintien de l’ordre dans la salle), certains membres du RN lui ont demandé de “se calmer”. D’autres applaudissements ont alors résonné, jusqu’à ce que le journaliste italien David Carretta n’intervienne, pour rappeler que le règlement de la salle de presse prévoit que les applaudissements y soient interdits. “C’était le sens de (la prise de parole) de mon collègue. Je vous demande pardon pour l’intervention, c’est juste pour préciser les règles de notre travail”, a-t-il ajouté.
L’AJE France proteste contre l’attitude dont ont fait preuve les membres du groupe ID aux égards des journalistes présents, et notamment de son vice-président, et s’associe à la lettre adressée par l’Association de la presse internationale (API) au service de presse du Parlement européen. Celle-ci rappelle que le comportement des députés ID constitue “une violation flagrante des ‘règles régissant l’utilisation correcte de la salle de presse du Parlement européen’ (article 6)”, et note que “les collègues qui ont protesté contre ce comportement ont été hué et réprimandés par le président de la conférence de presse”. Tout comme l’API, l’AJE France considère cela comme totalement inacceptable et demande au bureau du Parlement européen pour que cela ne se reproduise plus.
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