L’AJE France s’associe à la section slovaque de l’AEJ pour exprimer sa préoccupation après le meurtre de sang froid du journaliste Jan Kuciak, 27 ans, et de sa compagne, et pour demander que la lumière soit faite au plus vite sur leurs assassinats. Leurs corps ont été retrouvés le 25 février à leur domicile de Velka Maca, près de Bratislava. Ils présentaient des blessures mortelles d’armes à feu a affirmé la police, selon laquelle le double meurtre « pourrait être relié aux investigations que menait Kuciak« .

« Ce crime haineux a été commis alors que Kuciak enquêtait sur des personnages liés à la pègre, mais également à l’élite politique slovaque« , affirme l’AEJ Slovaquie dans un communiqué où elle exige des autorités de police slovaque qu’elles « enquêtent de manière complète et approfondie sur ces meurtres et qu’elles remettent leurs auteurs à la justice » :

Nous avons la conviction que cet assassinat est une attaque contre le principe d’un Etat démocratique et contre al liberté d’expression et de la presse, qui sont parmi les droits constitutionnels des citoyens slovaques », poursuit le communiqué. « Il s’agit également d’une conséquence du climat engendré par des attaques verbales menées depuis longtemps et de manière systématique à l’encontre des journalistes par plusieurs représentants des institutions. En même temps, nous nous interrogeons sur la manière dont la Slovaquie protège ceux qui prennent des risques en première personne lorsqu’elles couvrent des activités anti-sociales et des malversations. Nous souhaitons également rappeler deux autres cas de journalistes slovaques sui ont disparu sans explication et qui manquent toujours à l’appel : le reporter Palo Rypal (2008) et le journaliste économique Miroslav Pejko (2015). Tous deux menaient des investigations dans leurs médias respectifs. Nous exigeons avec urgence que les enquêteurs informent le public sur l’état des enquêtes sur ces meurtres et les progrès faits dans la recherche des journalistes disparus.

L’AJE France rappelle à cette occasion que, si l’état de la liberté de la presse est globalement bon en Europe et si les journalistes peuvent y travailler dans des conditions de relative sécurité, elle n’est pas à l’abris de violences à l’encontre des reporters. A cet égard, nous rappelons l’enquête sur le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre dernier à Malte, n’a toujours pas abouti.

 

Posted on: 26 février 2018 | Author: ajefrance
Categories: Communiqués

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *