Le congrès annuel de la fédération de l’Association des journalistes européens (AEJ) s’est déroulé du 16 au 19 novembre à Vilnius, en Lituanie.

La plupart des débats et ateliers ont été marqués par l’urgence et l’impérieuse nécessité de contrer les fake news, les trolls, la propagande et  la post-vérité venus essentiellement de Russie. Un phénomène redouté par les pays Baltes, qui sont en première ligne, y sont très attentifs, et qui ont déjà sur leur sol des bureaux de l’Otan (StratCom) qui vérifient ces arnaques à l’information. Mais ces pays ne sont pas les seules cibles.

Au moment où on s’interroge de moins en moins sur le rôle de la Russie dans l’élection de Donald Trump, le Brexit, les élections françaises ou allemandes ou encore en Catalogne, les experts présents à Vilnius ont mis en garde contre le « dark power » de la Russie qui, au contraire du « soft power » qui vise à rendre rendre un pays attractif, s’emploie à détruire l’image et les valeurs européennes.

Pour faire face à ce phénomène, des solutions ont été évoquées :  revenir aux fondamentaux du journalisme, s’appuyer sur les faits et les vérifier, mais aussi mettre en place des programmes de fact-checking comme Faktabaari (le « bar a faits ») en Finlande en lien avec les écoles de journalisme, mais aussi protéger le travail et la réputation des journalistes sur le net — comme le fait l’OSCE pour les femmes qui travaillent en ligne — et s’appuyer sur l’initiative de la Commission européenne et son panel de haut niveau pour s’attaquer aux fake news.

Face à cet aspect négatif du métier, le journaliste du Future Media Lab’ Geerd Jens Bogaerts a redonné de l’espoir a l’assemblée en prédisant un grand avenir au journalisme collaboratif et au contenu face à une autre menace qui plane sur le métier : l’irruption des algorithmes et des robots.

Quant à l’assemblée générale qui a clôturé ces deux jours, elle nous a paru un peu décevante, avec des tensions importantes au sein du bureau, dont les seuls membres ont pris la parole malgré la quinzaine de sections présentes et qui n’a émis aucune résolution ou proposition sur laquelle nous aurions pu voter et que nous aurions pu soutenir dans nos pays.

En revanche, un grand merci à Violetta Teetor  pour la qualité de son organisation, le travail fourni, ainsi que pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Un compte-rendu détaillé du congrès est disponible en anglais sur le site de l’AEJ.

 

Posted on: 22 novembre 2017 | Author: ajefrance

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *